Une première phase à 610 millions

Toujours en attente d’une autorisation essentielle à son expansion, le Port de Montréal met en marche la première phase des travaux de son terminal de conteneurs à Contrecœur, une étape qui coûtera près de 610 millions.

Plus précisément, il s’agit de la partie « en eau » du chantier, qui comprend la construction des quais et le dragage du fleuve Saint-Laurent, ainsi que les travaux préparatoires – installations de clôtures, aménagement de routes d’accès et coupe d’arbres – qui vont s’accélérer progressivement jusqu’au 27 octobre.

L’Administration portuaire de Montréal (APM) a confié le contrat à un consortium formé par le géant québécois de la construction Pomerleau et la firme torontoise Aecon.

« Nous passons de la planification à l’action, a déclaré la présidente-directrice générale de l’agence fédérale, Julie Gascon, dans un communiqué jeudi. Le démarrage des travaux préparatoires ouvre la voie à la réalisation d’un projet majeur et structurant pour l’économie québécoise et canadienne. »

L’APM prévoyait initialement donner le coup d’envoi à la partie préparatoire du projet le 29 septembre dernier, mais l’échéancier a été retardé de quelques semaines puisque l’entente avec le consortium n’avait pas été finalisée en bonne et due forme.

En principe, les choses deviendront plus sérieuses à compter de juillet prochain.

C’est à ce moment que les premiers coups de pelle sont prévus pour la partie « en eau » de l’expansion à Contrecœur, à environ 40 kilomètres au nord-est de Montréal.

Augmentation de la capacité

Le nouveau terminal, qui doit en principe entrer en service en 2030, doit pouvoir manutentionner annuellement 1,15 million de conteneurs « équivalents vingt pieds » (EVP). Actuellement, le Port de Montréal peut accueillir jusqu’à 2 millions de conteneurs, mais affirme être à quelques années d’atteindre sa capacité maximale.

Jusqu’à présent, Québec et Ottawa ont accepté de débourser chacun 150 millions, tandis que la Banque de l’infrastructure du Canada doit prêter 300 millions. Le reste du montage financier, soit 1,7 milliard, reste inconnu.

On ignore la somme que DP World – un partenaire de La Caisse, le bas de laine des Québécois – mettra sur la table à titre d’exploitant des installations, ce que l’APM devra débourser et si d’autres investisseurs monteront à bord.

L’APM est toujours en attente d’une autorisation essentielle au projet.

Sa demande de permis a été jugée complète par Pêches et Océans Canada, qui doit maintenant trancher. L’Administration a besoin du feu vert du fédéral pour empiéter sur l’habitat essentiel du chevalier cuivré, un poisson menacé de disparition.

Article de Julie Arsenault, La Presse, Futur terminal de Contrecœur | Une première phase à 610 millions | La Presse

Marie-France Daoust

Marie-France Daoust is Director of Corporate Affairs at the Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes). With more than 15 years’ experience in entrepreneurship, 10 years in strategic management within the Quebec government and 5 years in public and government affairs, she stands out for her leadership and ability to bring people together. In her role, she is responsible for developing business growth strategy, forging strategic partnerships, and mobilizing maritime organizations around today’s major issues.

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.