Une filière stratégique qui recrute !

« L’industrie maritime trône au coeur de notre sécurité économique, mais elle repose d’abord et avant tout sur une main-d’oeuvre qualifiée. Sans équipage, pas de navire. Sans personnel à terre, pas de chaîne logistique. Et il s’agit d’une filière qui recrute ! »


Directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie maritime (CSMOIM), une entité de concertation dédiée à l’essor de ce secteur d’activité essentiel, Manou Bernard affirme que le Saint-Laurent constitue un « moteur d’opportunités ». En plus de représenter une voie commerciale de toute première importance, le fleuve se révèle également être un vecteur d’emplois stables, bien rémunérés et évolutifs pour les territoires situés à proximité.

« Que ce soit en mer ou à terre, le maritime offre des perspectives concrètes convenant à des profils variés de travailleurs – techniques, manuels, analytiques ou gestionnaires – qui ne sont pas forcément associés au secteur. Parmi les compétences recherchées figurent la fiabilité, l’esprit d’équipe, la rigueur, de même que la capacité à gérer les imprévus, évoque la directrice générale du CSMOIM. Il existe toute une panoplie de métiers très accessibles. »



L’industrie maritime, ce sont 30 000 emplois directs et indirects.
L’industrie maritime, ce sont 30 000 emplois directs et indirects. (Louis Rheaume)

Miser sur la formation

En ce qui a trait aux formations, Mme Bernard rappelle que dans le domaine, certaines sont encadrées par une législation – celles de capitaine, d’officier de pont et d’officier mécanicien, notamment, dont les compétences sont régies par Transports Canada –, alors que d’autres ne sont pas incluses. Hors de ces compétences obligatoires, de ce qui n’est pas réglementé, plusieurs connaissances sont néanmoins requises pour pouvoir bien accomplir ses tâches. La directrice générale du CSMOIM cite en exemple le métier de cuisinier de navire, en forte demande, qui intègre certaines compétences réglementées. L’apprentissage des mesures d’urgence en cas d’évacuation en fait partie. Toutefois, la gestion de l’inventaire des denrées nécessaires lors d’un long voyage n’est pas introduite dans l’enseignement. Concernant les matelots, un besoin de formation est rapporté dans l’entretien des outils à bord d’un bateau.

Les compétences recherchées: la fiabilité, l’esprit d’équipe, la rigueur, et la capacité à gérer les imprévus.—  Manou Bernard

« Considérant le contexte d’incertitude politique et économique qui prévaut, le fait d’investir dans le développement des compétences devient une priorité afin d’assurer la résilience et la compétitivité du secteur, lance Manou Bernard. Il faut commencer à mieux adapter l’offre de formation pour l’industrie maritime. Il y a de nouveaux métiers s’en viennent, de nouvelles technologies et ça change les façons de faire les choses sur les navires comme sur terre. »

Article de Johanne Martin, Le Soleil, https://www.lesoleil.com/la-vitrine/2025/10/28/une-filiere-strategique-qui-recrute-F2AYBPRKPFFRVGFJOYAXPKNDKA/

Marie-France Daoust

Marie-France Daoust is Director of Corporate Affairs at the Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes). With more than 15 years’ experience in entrepreneurship, 10 years in strategic management within the Quebec government and 5 years in public and government affairs, she stands out for her leadership and ability to bring people together. In her role, she is responsible for developing business growth strategy, forging strategic partnerships, and mobilizing maritime organizations around today’s major issues.

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