Une coalition réclame plus de ports avec un service de douane

Une coalition de sociétés maritimes demande que l'Agence des services frontaliers du Canada ouvre plus de sites d'inspections de conteneurs.
Une coalition de sociétés maritimes demande que l’Agence des services frontaliers du Canada ouvre plus de sites d’inspections de conteneurs. (Christinne Muschi/Archives La Presse Canadienne)

Dans une lettre ouverte envoyée au ministre fédéral de la Sécurité publique, David McGuinty, cinq sociétés de développement maritime demandent que l’Agence de services frontaliers du Canada (ASFC) ouvre davantage de sites d’inspection de conteneurs.


La Chambre de commerce maritime, la Fédération maritime du Canada, Armateurs du Saint-Laurent, le Conseil maritime de l’Ontario et la Société de développement économique du Saint-Laurent soutiennent que «la sécurité des frontières et l’infrastructure commerciale du Canada sont confrontées à des défis urgents» dans leur lettre commune.

«À l’heure actuelle, l’ASFC n’exploite que cinq installations d’examen des conteneurs maritimes au Canada: Halifax, Saint John, Montréal, Prince Rupert et Vancouver», peut-on y lire.



«Cela crée des tensions aux points d’entrée et des pressions sur les relations commerciales.»—  Extrait de la lettre ouverte

«Surtout si l’on considère que la plupart des provinces et certains des principaux centres commerciaux le long des Grands Lacs et du Saint-Laurent, incluant la région du Grand Toronto, ne disposent pas de telles installations.»

Les cinq associations affirment que «ce changement est essentiel alors que les Canadiens sont aux prises avec l’inflation et l’incertitude économique». «Les entreprises et les dirigeants du secteur des transports ont proposé plusieurs solutions pratiques et prêtes à l’emploi, notamment des terminaux intérieurs pour augmenter et alléger la pression sur les premiers ports d’arrivée», enchaînent les signataires.Conseil maritime de l’Ontario en entrevue avec Le Soleil. «C’est le mauvais formulaire que vous avez rempli. On a besoin d’un nouveau formulaire et ça ne s’arrête plus…»

Davantage de déplacements terrestres

Le fait d’obliger les navires de transborder des conteneurs destinés pour Québec au Port de Montréal occasionnerait des coûts supplémentaires pour les transporteurs terrestres et une augmentation d’émissions polluantes.

«Je me suis amusé sur Google Maps dernièrement à voir le temps de transit entre une entreprise de la Beauce vers le Port de Québec et vers celui de Montréal», explique M. Morel-Laforce. «Pour aller à Montréal, on parle de trois heures trente de route, alors que vers Québec, c’est seulement une heure de transit.»

Il renchérit en appuyant que le même camion qui prendrait une journée pour faire un aller-retour entre la Beauce et Montréal puisse faire l’équivalent de trois allers-retours dans la même journée en allant à Québec. «Soudainement, on serait plus productifs et plus efficaces et on réduirait notre empreinte carbone», ajoute-t-il.



L’exemple du Port de Valleyfield

La coalition de ces cinq sociétés de développement reproche aussi au gouvernement fédéral d’avoir fermé certains points d’inspection de conteneurs.

C’est le cas du Port de Valleyfield.

«Ce qui est aberrant dans le cas de Valleyfield, c’est qu’un service a été retiré par l’ASFC après que les deux gouvernements ont conjointement investi 24 millions pour l’expansion du Port de Valleyfield et que la communauté d’affaires était prête à faire sa part pour assurer la continuité du service», a déclaré Saul Polo, directeur général des Armateurs du Saint-Laurent, participant à la même entrevue.

«Ce qui est difficile pour nos regroupements c’est la difficulté à avoir un dialogue et une écoute constructive de la part de l’Agence.»

Article de Paul-Robert Raymond, Le Soleil, Une coalition réclame plus de ports avec un service de douane

Marie-France Daoust

Marie-France Daoust is Director of Corporate Affairs at the Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes). With more than 15 years’ experience in entrepreneurship, 10 years in strategic management within the Quebec government and 5 years in public and government affairs, she stands out for her leadership and ability to bring people together. In her role, she is responsible for developing business growth strategy, forging strategic partnerships, and mobilizing maritime organizations around today’s major issues.

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