Rio Tinto dépose son étude d’impact sur la gestion des berges du lac Saint-Jean

Rio Tinto a déposé son étude d’impact du Programme de gestion de l’érosion des plages et des berges du lac Saint-Jean, mardi, auprès du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).

Cette multinationale souhaite renouveler son décret gouvernemental pour la gestion des eaux du lac Saint-Jean sur la période 2028-2037. Rio Tinto souhaite maximiser sa production d’hydroélectricité qui sert à fabriquer de l’aluminium.

Le programme de gestion existe depuis 1986. Il est encadré par des décrets de 10 ans.

Selon l’entreprise, plus de deux ans de consultations ont été réalisés auprès des populations riveraines du lac, tant avec des communautés allochtones qu’avec des communautés autochtones. Plus de 4200 commentaires auraient été recueillis.AILLEURS SUR INFO : L’ancien président de Norbourg, Vincent Lacroix, est maintenant complètement libre

Pour la conseillère senior au Programme de stabilisation des berges chez Rio Tinto, Caroline Jolette, il était important d’avoir un plan discuté et réfléchi avec la communauté.

C’est un programme d’acceptabilité sociale, donc c’est important que les gens nous transmettent leurs préoccupations, leurs attentes et de les considérer dans notre étude d’impact, a-t-elle ajouté, en marge du point de presse convoqué en matinée.

Par voie de communiqué, Rio Tinto a indiqué qu’elle a apporté des changements à son programme, comparativement à l’ancienne version, le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean de 2017-2028.

On y trouve entre autres le désir d’une plus grande flexibilité dans les techniques d’intervention et de seuils différents du niveau des eaux selon les saisons.

La montée contrôlée possible de 17 pieds au printemps, une mesure historique, serait abandonnée. La limite serait de 15,5 pieds l’automne, tandis que l’été, le niveau minimum serait de 14 pieds. Afin de protéger les prises d’eau, le minimum du lac Saint-Jean serait de 3 pieds l’hiver.

Ça préoccupait les gens, cette montée là au printemps.Une citation deCaroline Jolette, conseillère senior au Programme de stabilisation des berges chez Rio Tinto

Possibilité d’un examen du BAPE

Quand l’étude d’impact sera jugée recevable, une période d’information publique s’ouvrira. C’est à ce moment qu’une demande d’audiences publiques pourra être déposée. Une demande jugée non frivole est généralement acceptée par le ministre, avait indiqué plus tôt à Radio-Canada le service des communications du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Un programme qui fait réagir

Le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est et le président de l’organisme Un lac pour tous, Louis Ouellet, a expliqué qu’il avait été rencontré à plusieurs reprises dans le processus de consultations. Il a senti de l’écoute de la part de Rio Tinto.

Selon ce que nous dit Rio Tinto, tout porte à croire qu’ils ont pris en compte nos préoccupations qu’on avait. Pour nous, il y a une satisfaction. Il reste des choses à voir, comme ce qu’il y a à l’intérieur [de l’étude] et d’avoir une réelle gestion participative du lac. On voudrait pouvoir être beaucoup plus interventionnistes.

Le porte-parole du mouvement citoyen Onésime-Tremblay, Denis Trottier, souligne la bonne écoute de Rio Tinto dans le processus, mais demande tout de même la tenue d’une séance du BAPE.

C’est un processus normal. Si on se met à faire des ententes avant les BAPE, il n’y en aura plus de BAPE, a-t-il exprimé. Il y a des gens qui ont participé, mais il y a peut-être d’autres personnes qui ont d’autres choses à dire aussi. Puis je pense que c’est sain, c’est démocratique, c’est une belle institution le BAPE. Puis je pense qu’on doit en avoir un.

L’organisme avait déjà fait part de son intention en ce sens en mai dernier.

D’autres organismes qui travaillent pour la protection des berges, comme Riverains lac Saint-Jean 2000, n’écartent pas la possibilité de demander un BAPE également.

Ce n’est pas impossible, que si nous avons un point de divergence importante sur l’un des aspects, qu’on demande qu’il y ait une médiation avec un groupe en particulier pour trouver un terrain d’entente possible, a souligné la présidente Marie-Ève Guay.

À défaut d’une entente, si on maintient notre point de vue, c’est sûr qu’on va se présenter devant un BAPE pour exprimer ce que nous on désire, a-t-elle ajouté.

Dans l’année à venir, Rio Tinto aimerait faire connaître davantage au grand public son Programme de gestion de l’érosion des plages et des berges du lac Saint-Jean.

Avec les informations de Marie-Michèle Bourassa et Mélissa Paradis

Article de Béatrice Rooney, Radio-Canada, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2220675/berges-plages-erosion

Marie-France Daoust

Marie-France Daoust is Director of Corporate Affairs at the Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes). With more than 15 years’ experience in entrepreneurship, 10 years in strategic management within the Quebec government and 5 years in public and government affairs, she stands out for her leadership and ability to bring people together. In her role, she is responsible for developing business growth strategy, forging strategic partnerships, and mobilizing maritime organizations around today’s major issues.

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.