Un pied de nez à la région. C’est de cette façon que le conseiller municipal Jimmy Bouchard perçoit l’occasion ratée avec la société norvégienne Vianode, qui a choisi l’Ontario plutôt que le Port de Saguenay. L’élu aurait souhaité que le gouvernement en fasse plus pour accommoder l’entreprise de la filière batterie dans ses demandes.
Les discussions avec le gouvernement ont pris fin puisque Vianode demandait un trop grand bloc d’énergie, a appris Le Quotidien la semaine dernière.
«Ça ne me rentre pas dans la tête. La grande majorité de l’hydroélectricité est produite ici en région et on a pas notre mot à dire sur l’utilisation de cette énergie sur notre propre développement?» questionne Jimmy Bouchard. «C’est rire de nous autres», affirme-t-il.
Pourtant, il rappelle que l’ex-ministre de l’Énergie Pierre Fitzgibbon avait assuré en décembre 2023 qu’il y aurait une quantité suffisante de mégawatts au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour supporter deux ou trois projets d’ici cinq ans.

Jimmy Bouchard souligne que depuis l’adoption du projet de loi 2 en 2023, les projets requérant 5 mégawatts d’électricité ou plus doivent être approuvés par le ministre de l’Énergie alors qu’auparavant, Hydro-Québec approuvait toutes les demandes de moins de 50 mégawatts.
«On a perdu tous les leviers nécessaires pour notre développement économique», déplore le conseiller municipal.
Article de Janie Pelletier, Le Quotidien, Occasion ratée avec Vianode: «Ça ne me rentre pas dans la tête»