L’industrie navale se mobilise comme jamais au Québec pour obtenir sa part de contrats du gouvernement fédéral en dépenses militaires dans les prochaines années, comme en témoigne le Rendez-vous annuel de Naval Québec, qui bat son plein à Lévis et qui enregistre un nombre record de participants.
Plus de 850 personnes sont réunies, lundi, au Centre des congrès de Lévis pour la quatrième édition de ce rendez-vous annuel destiné aux fournisseurs de la chaîne d’approvisionnement de cette industrie en essor. Des délégations venant de la Finlande, de la France, des États-Unis et de la Lettonie, entre autres, sont sur place.
«Notre objectif est de valoriser et exporter notre savoir-faire afin de bâtir des partenariats internationaux qui vont positionner le Québec parmi les acteurs reconnus de la construction navale mondiale», a fait part Sylvie Laporte, directrice générale de Naval Québec.
Plusieurs personnalités du monde politique et du milieu des affaires ont pris part lundi au lancement du Rendez-vous annuel de Naval Québec. Photo DIANE TREMBLAY
Selon Lindsey Kettel, présidente de Davie, 2025 a été une année marquante dans l’histoire de la construction navale au Québec.
«Partout dans la province, nos chantiers navals ont réalisé des accomplissements qui témoignent d’un secteur en pleine confiance, en maturité et avec des ambitions», a-t-elle affirmé.
Le chantier Davie, par exemple, travaille sur trois navires de la Marine royale canadienne: le NCSM Toronto, le NCSM Montréal et le HMCS Harry DeWolf. De plus, en août dernier, Davie a amorcé le coup d’envoi de la construction du Polar Max, qui sera réalisée aux chantiers d’Helsinki, en Finlande, ainsi qu’à Lévis par une livraison prévue pour 2030.
Des retombées
«La Stratégie nationale de construction navale, c’est un moteur économique qui tourne à plein régime», a assuré Jean-Yves Duclos, député de Québec-Centre.
Près de 39G$ ont été ajoutés au PIB du pays depuis 2012. Au Québec seulement, on parle de 7G$ de contrats au cours de cette période.
«La filière navale est une opportunité historique et essentielle pour le Québec et le pays. Elle va créer des emplois de qualité et générer des investissements majeurs», a soutenu, de son côté, le maire de Lévis, Steven Blaney.
De nouveaux contrats
Le ministre de l’Environnement et député de Lévis, Bernard Drainville, souhaite une annonce officielle d’ici la fin de l’année concernant l’octroi des brise-glace de programme destinés à la Davie.
«Il reste du travail à faire. Quand Davie a intégré la Stratégie nationale de construction navale, on a dit “il y aura un brise-glace polaire, le Polar Max, mais aussi des brise-glace de programme”. Et là-dessus, les discussions se poursuivent, mais il faut à un moment donné qu’elles se concluent», a affirmé M. Drainville.
«Il faut continuer ces discussions pour que la construction des six brise-glace de programme se réalise. Il faut que ces contrats-là aboutissent. On vise le plus tôt possible. Si ce n’est pas d’ici la fin de 2025, il faut que ce soit le plus tôt possible en 2026», a-t-il ajouté.
Selon le ministre Drainville, la «renaissance» de l’industrie navale est de plus en plus visible. Pour répondre au besoin de main-d’œuvre, un nouveau programme d’attestation d’études professionnelles en construction navale sera lancé en février 2026 au Centre de services scolaire des Navigateurs, à Lévis. Cette nouvelle formation sera d’une durée totale de 600 heures. Le Québec compte 18 chantiers, dont Davie, Groupe Océan et Chantier Forillon. L’événement a attiré près de 675 participants l’an dernier.
Article de Diane Tremblay, Le journal de Québec, Nombre record de participants au Rendez-vous annuel de Naval Québec | JDQ