Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe demandent un financement pour suivre les bélugas

Le Bloc québécois demande à Ottawa de financer l’utilisation de drones et d’outils de détection en temps réel pour suivre les bélugas du Saint-Laurent qui fréquentent aussi la rivière Saguenay. Les députés de Jonquière et Lac-Saint-Jean, Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe, veulent aller au-devant advenant une hausse du trafic maritime sur le Saguenay.

Ces outils permettent de connaître en temps réel la position des mammifères marins et ainsi d’éviter les collisions avec les navires.

Ils demandent à Ottawa le même type de programme que ce qui avait été annoncé en mai 2024 pour les baleines noires. Alors ministre des Pêches et des Océans, Diane Lebouthillier, avait annoncé un montant de 850 000 $.

En 2023-2024, Pêches et Océans Canada autorisait l’utilisation de drones afin de documenter la présence des bélugas dans la rivière Saguenay. Avec le développement actuel et projeté de Port Saguenay, le trafic maritime est appelé à augmenter dans un secteur occupé par une population de bélugas, a exprimé Alexis Brunelle-Duceppe.AILLEURS SUR INFO : Israël a ramené « tous les otages » de Gaza, confirme le premier ministre Nétanyahou

Le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) utilise déjà des drones (nouvelle fenêtre) pour étudier les bélugas.

En amont du Corridor du nord canadien

Les députés bloquistes avaient convoqué la presse jeudi matin. Tous deux font également la promotion du projet de Corridor du Nord canadien. Celui-ci consiste à réhabiliter un lien ferroviaire depuis le nord de l’Ontario pour exporter des minéraux critiques en partance du port de Saguenay. Ils sont conscients que le projet a besoin d’une acceptabilité sociale et environnementale.

Mario Simard a mentionné qu’après avoir parlé à des groupes environnementaux, la proposition de suivre les bélugas en temps réel était arrivée sur la table pendant les discussions.

Cette solution-là m’a été présentée. On savait très bien qu’on allait devoir faire face à certaines levées de boucliers qui sont légitimes de la part de groupes environnementaux sur l’intensification du trafic sur la voie navigable du Saguenay. Donc, on s’est dit qu’il faut faire la même chose parce qu’on sait très bien que les bélugas migrent dans le Saint-Laurent et l’effet sur la survie de la population suppose aussi d’avoir plus d’informations sur les déplacements de population, a-t-il exposé devant les journalistes.

Selon le Bloc, il est possible de concilier le développement des activités maritimes avec la protection des espèces en péril.

Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe travaillent en ce sens aussi dans une perspective où il est impératif, selon eux, de diversifier notre économie et nos marchés, notamment en raison du contexte avec les États-Unis.

Le Port de Saguenay travaille également à attirer des projets de toutes sortes pour s’installer à la Zone industrialo-portuaire de Saguenay.

La question de l’impact d’une augmentation du trafic maritime dans le Saguenay avait joué un rôle primordial dans le dossier de GNL Québec, qui prévoyait la construction d’un terminal de liquéfaction de gaz naturel au port de Grande-Anse. Autant Québec et Ottawa avaient utilisé cet argument pour refuser le projet.

Un impact négatif selon le GREMM

En octobre dernier, le directeur scientifique et président du GREMM, avait affirmé, lors d’une entrevue accordée à l’émission Place publique, que le projet de Corridor du Nord canadien aurait un impact négatif pour les bélugas. Il s’appuyait sur l’ensemble des connaissances acquises lors des recherches effectuées lors des 40 dernières années.

Ces connaissances là aujourd’hui peuvent nous éclairer sur les choix qu’on a à faire. Si on prend l’ensemble de ces connaissances-là, ce que ça nous dit assez clairement, c’est que si on augmente le trafic dans le Saguenay, on va avoir un impact négatif sur la population des bélugas du Saint-Laurent, avait-il déclaré.

Robert Michaud avait aussi mentionné que c’est le bruit des navires qui a un impact sur les bélugas. Le passage d’un navire peut affecter ces mammifères marins pendant 24 heures.

Il n’a pas été possible d’obtenir d’entrevue avec Robert Michaud jeudi.

Article de Pascal Girard et Mélissa Paradis, Radio-Canada, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2222467/corridor-nord-belugas-trafic-maritime

Marie-France Daoust

Marie-France Daoust is Director of Corporate Affairs at the Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes). With more than 15 years’ experience in entrepreneurship, 10 years in strategic management within the Quebec government and 5 years in public and government affairs, she stands out for her leadership and ability to bring people together. In her role, she is responsible for developing business growth strategy, forging strategic partnerships, and mobilizing maritime organizations around today’s major issues.

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