Les travaux de dragage d’urgence se sont amorcés lundi au port de Rimouski, alors que l’accumulation de sédiments menaçait l’accès au port de plusieurs navires transportant de la marchandise.
Les travaux se feront sur une partie du chenal à l’entrée du port ainsi qu’aux postes à quai numéro trois et quatre.
C’est nécessaire à Rimouski parce qu’il y a beaucoup de sédimentation
, souligne la présidente-directrice générale de la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie (SPBSG), Anne Dupéré. Ça fait en sorte que, par exemple, le Bella Desgagnés ou le pétrolier ont de la difficulté à rentrer.
Elle explique que ces travaux étaient nécessaires pour permettre de maintenir l’approvisionnement en pétrole par navire du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et du nord du Nouveau-Brunswick. Si c’était amené par camion à partir du terminal de Montréal, on parle de plusieurs milliers de camions pour acheminer ces quantités de pétrole qui sont déchargées au quai de Rimouski
, affirme-t-elle.
Il en va de même pour le transport de denrées alimentaires vers la Basse-Côte-Nord, qui est assuré par le Bella Desgagnés. D’après le surintendant du navire, Michel Journault, l’accumulation de sédiments menaçait les opérations du Bella Desgagnés.
Il y a certaines fois où on aurait pu être dans l’impossibilité de venir dans le port de Rimouski
, explique-t-il en soulignant que le navire s’approvisionne en nourriture à Rimouski pour ensuite la livrer de l’autre côté de la rive.
Il faut se mettre en contexte : le Bella Desgagnés est la continuité de la route, c’est un service essentiel pour la Basse-Côte-Nord. […] Tout ce qui est approvisionnement alimentaire passe par le Bella Desgagnés, donc c’était un point principal
, affirme-t-il.
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Les travaux de dragage d’urgence, dont le coût s’élève à 2,2 millions de dollars, pourraient être retardés à cause des conditions météorologiques.
Photo : Radio-Canada / Antoine Proulx
Le dragage est effectué en continu par l’entreprise Dragage Océan. La SPBSG estime que ces travaux représentent de 5 à 10 % de l’ensemble du dragage qui doit être effectué d’ici 10 ans. Anne Dupéré estime que le reste du dragage devrait pouvoir s’amorcer en 2026 ou en 2027, une fois que le projet décennal d’entretien des installations portuaires de Rimouski déposé par la SPBSG aura obtenu les autorisations requises.
La Société souligne que l’arrivée hâtive de la glace sur le fleuve complique les opérations de dragage d’urgence. Anne Dupéré espère que les conditions météorologiques permettront de terminer les opérations d’ici le début du mois de janvier. Dans le cas contraire, la dragueuse devra revenir au printemps pour finaliser les travaux.
Article de Félix Ledoux, Radio-Canada, Le dragage d’urgence s’amorce au port de Rimouski | Radio-Canada