Trois ans après l’acquisition, en 2022, le nombre d’employés est passé de 80 à 125
Les installations du Groupe Océan aux Méchins roulent à plein régime trois ans après l’acquisition du chantier maritime Verreault, aux portes de la Gaspésie.
En 2022, l’entreprise basée à Québec s’était engagée à relancer les activités de la plus grande cale sèche au Canada, 66 ans après la fondation de cette véritable institution dans la région de la Matanie et, aujourd’hui, les dirigeants disent: «Mission accomplie».
«Le carnet de commandes est bien rempli. On est booké presque un an d’avance», affirme Jean-Philippe Brunet.
Le vice-président du Groupe Océan explique que la charge de travail a également permis de stabiliser les emplois alors que les effectifs sont passés de 80 à 125 travailleurs depuis l’acquisition des installations.
«Ça fait très longtemps qu’il y a eu des journées de congé dans ce chantier, si on peut dire ça», dit-il.
Le chantier pourrait facilement grimper jusqu’à 150 travailleurs, puisque 30 postes sont actuellement ouverts.
«Si tout le monde veut venir travailler chez nous, on va les prendre», lance-t-il en riant.
Deux mastodontes
La relance du chantier aux Méchins vient de franchir une étape historique en janvier avec l’entrée en cale sèche de deux immenses navires de la compagnie Canada Steamship Lines (CSL).
Les navires CSL Assiniboine et CSL Laurentien, chacun mesurant plus de 225 mètres (740 pieds) de longueur, y passeront quatre semaines pour des travaux majeurs.
«Il y avait une certaine complexité logistique et une certaine complexité technique à les rentrer en même temps et ça a été fait avec brio et doigté par nos équipes», confie avec fierté M. Brunet au Journal.
«L’enjeu majeur, c’est toujours de respecter l’échéancier», ajoute-t-il.
Cette première d’envergure depuis l’acquisition du chantier en 2022 a été soulignée par les dirigeants du Groupe Océan mardi lors d’un événement médiatique.
Afin de respecter la tradition, des plaques honorifiques ont été remises aux capitaines et aux équipages des deux navires, qui sont les deux premiers de l’année.
Un troisième navire en route
Déjà bien amorcée, 2026 va se poursuivre sur une bonne note en février, puisqu’un troisième navire de CSL, le Baie St. Paul, entrera également en cale sèche au chantier des Méchins à la mi-février.
«Le marché est très, très bon. On a souvent parlé de cette industrie-là qui a eu des creux, mais là, avec les investissements du gouvernement canadien, il y a plus d’opportunités», constate Jean-Philippe Brunet.
Malgré tout, le vice-président du Groupe Océan n’a pas l’intention de s’asseoir sur le succès des derniers mois.
Ses collègues et lui ont rapidement pris conscience de l’importance de l’entreprise pour la petite municipalité de 1000 citoyens et pour toute la région du député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.
«On veut continuer de faire progresser ce chantier-là, puis d’aller chercher encore plus de contrats, que ce soit autant au gouvernement fédéral [qu’auprès] des armateurs canadiens.»
Le Groupe Océan en bref
■ Fondé en 1972 par Gordon Bain sous le nom d’Aqua-Marine
■ Employés: plus de 1200
■ Actionnaires: Gordon Bain, Jacques Tanguay, Caisse de dépôt, Investissement Québec
■ Siège social: Québec
■ Activités: travaux maritimes, dragage
■ Présence: Québec, Ontario, Colombie-Britannique, Caraïbes
En 2018, la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ ont investi 112 millions de dollars dans le Groupe Océan.
Article de Louis Deschênes, Le journal de Montréal, https://www.journaldemontreal.com/2026/01/20/le-chantier-maritime-du-groupe-ocean-a-les-mechins-est-bien-en-vie