Le premier ministre Mark Carney, à l’avant gauche, marche aux côtés de François Legault, premier ministre du Québec. Ils sont rejoints par les premiers ministres, le ministre du Commerce international et des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, et la ministre des Transports et du Commerce intérieur, Chrystia Freeland, à leur arrivée pour participer à la réunion des premiers ministres au Musée national de la guerre, à Ottawa, le vendredi 21 mars 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick Le premier ministre Mark Carney, à l’avant gauche, marche aux côtés de François Legault, premier ministre du Québec, à leur arrivée pour participer à la réunion des premiers ministres au Musée national de la guerre, à Ottawa, le vendredi 21 mars 2025. (Photo: La Presse Canadienne / Sean Kilpatrick)
Un nouveau rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) indique que des progrès ont été réalisés dans l’élimination des barrières commerciales au Canada, mais ajoute que la disparité des approches pourrait créer de nouveaux problèmes.
Jasmin Guénette, vice-président à la FCEI, affirme que les progrès sont encourageants, mais que sept provinces différentes adoptent également sept approches différentes en matière de reconnaissance mutuelle.
Il soutient que cette disparité pourrait finir par recréer les barrières qu’elle était censée éliminer.
Dans le Bulletin sur la coopération entre provinces et territoires, la Nouvelle-Écosse est la province qui obtient la meilleure note (A), notamment grâce à la mise en œuvre de son projet de loi sur la reconnaissance mutuelle. L’Ontario, qui a supprimé toutes ses exceptions au commerce interprovincial, suit de près la Nouvelle-Écosse et obtient aussi la note de A.
De son côté, le Québec doit se contenter d’une note de C —, qui s’avère plus élevée que l’an dernier.
«Le Québec est très souvent désigné comme la province où il est le plus difficile de faire des affaires, notamment à cause des lois linguistiques, de l’accréditation et de l’application imprévisible des règles fiscales», est-il écrit dans le rapport.
La FCEI juge toutefois que Québec a fait preuve de «leadership» en présentant un projet de loi sur le sujet fin mai.
Une étude estime que les obstacles actuels au commerce intérieur coûtent à l’économie quelque 200 milliards de dollars par année.
Les gouvernements fédéral et provinciaux s’efforcent d’éliminer les barrières au commerce intérieur face aux droits de douane américains imposés par le président Donald Trump.
Le projet de loi omnibus C-5, qui réduit les restrictions fédérales sur le commerce interprovincial et accélère l’obtention des permis pour les grands projets d’infrastructure, est entré en vigueur le 26 juin.
Article de La Presse Canadienne, La FCEI constate des progrès dans l’abolition des barrières au commerce intérieur – Les Affaires