Faire du quai de Portneuf un attrait touristique

Les travaux de décontamination et de démolition de la tête du quai de Portneuf par Construction Polaris CMM sont prévus se terminer en 2028. Les travaux de près de 50 M$ ont débuté l’été dernier.

D’ici la Ville de Portneuf étudie comment elle pourrait utiliser le quai pour en faire un lieu d’accueil capable de recevoir des touristes de partout dans le monde.

Le plus long quai en eau profonde au Canada (un km) ne pourra jamais plus recevoir de gros bateaux. De toute façon, le quai est en zone habitable et habitée et l’accessibilité sociale pour y tenir des activités industrielles est négative.

Vers 2018, le quai a été reconnu comme contaminé aux hydrocarbures et au mercure. Même si la Ville tenait à son quai dans son intégralité, c’est-à-dire avec sa tête accostable, Transport Canada en a décidé autrement. Les appels d’offre pour sa démolition ont été lancées en 2022, ce qui a conduit à une rupture des communications entre les parties, la Ville n’étant pas d’accord.

Avec l’aide du député fédéral Joël Godin, la Ville a réussi à communiquer avec les responsables du dossier à Transport Canada. La communication a été rétablie.

« On est arrivé à la conclusion que même si on aimerait bien garder une tête de quai accostable, le projet actuel de Transport Canada est un projet environnemental. Il n’y a pas un sou à espérer de ce projet-là autre que la décontamination », acquiesce M. Alain.

La décontamination

L’objectif premier de la cale sèche est la décontamination et le contrôle des développements de sédimentation. Un empierrement permettra de stabiliser le sol. « Ils ne prennent pas de chance que ça dégénère », dit Mario Alain.

De fait, les courants marins, la marée, le déplacement des glaces, etc., créent des sédimentations qui pourraient nuire à l’accessibilité de la marina. Cette mesure de protection est prise en considération dans le projet de décontamination.

Planifier ce qu’on peut faire

La Ville s’est donné comme cible qu’aussitôt la démolition complétée, elle pourra planifier ce qu’on pourrait faire sur le quai.

« Quand on a eu des nouvelles de la volonté de démolition par Transport Canada, on a confié un mandat à une firme d’architectes qui nous a proposé un projet global. Ce projet (qui comprend notamment une tour d’observation) n’en est qu’au niveau analytique », explique le maire Mario Alain.

Il précise aussitôt que sa ville n’a pas les moyens de se payer une telle réalisation qui pourrait jouer dans les dizaines de millions. Mais par contre, elle se doit d’avoir une vision pour le futur, reconnaît-il.

« C’est la base sur laquelle on veut s’inspirer et s’entendre avec les instances gouvernementales pour avoir un soutien financier et être en mesure de proposer une offre d’accueil, précise le maire. On veut essayer de profiter de cette opportunité des travaux en cours pour s’installer le moins cher possible et ne pas avoir à retravailler dans leurs infrastructures à eux. »

Pour la Ville, il est important de maintenir une cible sur cet objectif : « Plus on va collaborer ensemble, plus le projet se réalisera rapidement, plus la Ville va être en mesure d’enclencher le processus pour arriver à une offre de service touristique intéressante. »

Passerelle et traverse fluviale

Un projet envisagé est l’aménagement d’une passerelle flottante qui pourrait accueillir des plus petits bateaux. « Une étude vient de sortir à Deschambault-Grondines, supportée par Alcoa, rappelle Mario Alain, avec la possibilité de créer une traverse fluviale pour piétons et cyclistes qui partirait de Leclercville, dans Lotbinière vers Deschambault-Grondines. Dans l’étude, il y a aussi la possibilité d’amener une traverse comme ça chez nous et donner un accès à la découverte de la rive Nord par voie fluviale.

Le maire imagine une randonnée en vélo de Trois-Rivières jusqu’à Leclercville pour traverser le fleuve jusque dans Portneuf et retourner vers Trois-Rivières sur la 138. On pourrait aussi partir de Québec. « Ça devient une activité attractive. »

« Le timing et bon, affirme M. Alain, parce qu’on peut aussi s’embarquer dans une planification avec Transport Canada avant qu’ils ne finissent les travaux. On a testé leur ouverture pour qu’on puisse utiliser leur chantier pour minimiser les coûts de notre futur chantier.  Il y a une très belle réceptivité à ce niveau-là. »

Cession du quai

Quant à la propriété du quai, le service de cession des infrastructures portuaires de Transport Canada existe encore. À la fin des travaux, le quai appartiendra à Transport Canada.

« Si on veut aller de l’avant avec ce projet d’infrastructure touristique, il faudra s’entendre sur la cession du quai et voir ce que ça impliquerait pour la Ville de Portneuf d’en accepter la prise en charge. Tout est ouvert, tout et possible, mais pas les deux yeux fermés. Il faut négocier », convient Mario Alain.

Article de Gaétan Genois, Courrier de Portneuf, https://www.courrierdeportneuf.com/2026/02/12/faire-du-quai-de-portneuf-un-attrait-touristique/

Marie-France Daoust

Marie-France Daoust is Director of Corporate Affairs at the Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes). With more than 15 years’ experience in entrepreneurship, 10 years in strategic management within the Quebec government and 5 years in public and government affairs, she stands out for her leadership and ability to bring people together. In her role, she is responsible for developing business growth strategy, forging strategic partnerships, and mobilizing maritime organizations around today’s major issues.

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