Un promoteur de Rimouski veut relancer la traverse Rimouski-Forestville, qui est inopérante depuis trois ans. Mais, il y a trois semaines, Québec a refusé sa demande de subvention de près de 9 millions de dollars. Louis-Olivier Carré lance un cri du cœur auprès du ministère des Transports et de la Mobilité durable. Le président des Industries Rilec ne dispose plus que d’un mois pour mettre la main sur un traversier européen qu’il a choisi.
«C’est un projet qui nous tient vraiment à cœur», a souligné M. Carré en marge d’une conférence de presse qui a eu lieu lundi matin dans une salle bondée de gens d’affaires, d’élus et d’intervenants touristiques.
Une analyse du Cabinet Blouin comptables professionnels agréés de Rimouski a démontré que de réels besoins justifiaient l’acquisition d’un navire avec une plus grande capacité que l’ancien navire qui a assuré la liaison pendant 24 ans, le CNM Évolution. En tout, 10 bateaux construits à partir de 2018 ont été choisis. Après s’être rendu en Europe pour réaliser des inspections techniques, le choix de M. Carré s’est arrêté sur un navire construit l’an dernier. Puisqu’aucun contrat de vente n’est encore paraphé, il se garde bien de fournir son nom et sous quel pavillon il bat.
Ce bateau peut prendre à son bord 90 véhicules et 300 passagers, tandis que le CNM Évolution pouvait accueillir 40 véhicules et 150 passagers. Il peut aussi y entrer 14 camions-remorques. D’une longueur de 265 pieds (80,8 mètres) et d’une largeur de 52 pieds (15,8 mètres), le navire est à double entrée, c’est-à-dire qu’il n’a ni proue ni poupe. «L’un des plus gros avantages de ce bateau, c’est qu’il n’y a pas de manœuvres à faire, a indiqué Louis-Olivier Carré. Il arrive toujours à quai dans le bon sens. Il présente donc une efficacité sur le plan de l’accostage.»
La durée de la traversée est estimée à un peu moins de deux heures. Comme le navire n’est pas conçu pour naviguer dans les glaces, sa période d’opération serait de mai à octobre.
Ce traversier a été choisi parce qu’il n’a pas besoin de réparations et qu’il s’approche des normes canadiennes, selon le président des Industries Rilec.
Article de Johanne Fournier, Le Soleil, Cri du cœur pour la traverse Rimouski-Forestville