Je revois encore le Saint-Laurent, large comme un rêve d’enfant, balancer la petite chaloupe que mon père m’avait offerte — j’avais quatre ans à peine, et déjà le fleuve chantait pour moi de vastes promesses salées. Parfois, au loin, surgissaient les silhouettes immaculées du Québec, du Richelieu, du St. Lawrence, du Tadoussac… On les appelait simplement les bateaux blancs — palais flottants qui glissaient sur le fleuve comme des oies des neiges .Papa me tendait les jumelles, notre rituel : « Regarde la cheminée… noir, rouge, blanc : c’est un Canada Steamship Lines. »
Et chaque fois que j’en apercevais une, le coeur battant : « Papa, un Canada Steamship Lines ! » Alors, sur son visage, un sourire tranquille. Comme si le fleuve venait d’ancrer en moi un rêve pour la vie.
Depuis 1845, CSL trace son sillage. D’un modeste vapeur sur la Richelieu à la plus grande flotte de navires autodéchargeants au monde, l’entreprise a grandi, naviguant sans perdre l’essentiel : relier les rives, servir la société.
Les majestueux voiliers d’antan, tel le grand Preussen, voilier commercial (1902) que l’on surnommait reine des reines de la mer, ont cédé leur place. Mais la tradition qu’ils perpétuent reste la même chez CSL : honorer le commerce sans renier la beauté, porter la richesse sans oublier la mémoire, poser quille et gouvernail au service du bien commun. Aujourd’hui encore, les navires de CSL Group, Inc. transportent bien plus que des cargaisons : ils perpétuent un héritage, veillent à l’environnement, tissent des liens avec les communautés. À l’image du Preussen, ils sont les princes d’acier d’une tradition maritime vivante.
Et moi, chaque fois qu’une cheminée tricolore perce le brouillard, l’enfant rembarque dans sa chaloupe. Le fleuve me parle encore, dans le roulis d’un sillage, comme un murmure d’écume qui dirait : « Les navires de la CSL ont bercé ton enfance ; à ton tour de les faire voguer par tes mots. »
