Le Saint-Laurent, vaste colonne d’eau vive, unit le coeur du continent à l’océan. Sur ses flots, la Voie maritime s’élève comme un chef-d’oeuvre de coopération entre le Canada et les États-Unis. Treize écluses canadiennes guident les navires vers les Grands Lacs, les portant 98 mètres au-dessus du niveau de la mer, sous la vigilance conjointe de la Corporation de Gestion de la Voie Maritime et de son homologue américaine, la Great Lakes – Saint Lawrence Seaway Development Corporation. Depuis 1959, ce corridor d’eau relie les peuples, le commerce et les plaisanciers — de Montréal au lac Érié, du passé à l’avenir.
En juin 1959, alors que la Voie ouvrait grand ses bras au monde, le magasin Simpson du centre-ville de Montréal, désirant souligner cet événement, exposait comme un poème silencieux, la collection de 42 maquettes sculptées dans l’ivoire arctique canadien — témoignage d’un lien entre les peuples, les mers et les mémoires. La Presse l’avait souligné avec émotion : Simpson fête la Voie maritime. (Voir le 1er commentaire). Et ce fleuve fêtait avec lui, portant dans ses flots le reflet d’un moment historique, diffusé dans les foyers par Radio-Canada, comme une grande cérémonie nationale.
Aujourd’hui encore, la Voie Maritime demeure un lien vital, un trait d’union de mémoire et de mouvement, où chaque navire rappelle que nous avançons ensemble, portés par le courant de l’histoire.
