« Si le navire ne peut se rendre plus loin que le bout du quai, le camion et le train ne peuvent exporter nos produits outre-mer. Il est donc très important d’avoir une chaîne d’approvisionnement qui est connectée, solide, fluide… au bénéfice de nos régions. »
Le PDG de la Sodes, Mathieu St-Pierre, souligne que les marchés traditionnels du Québec sont développés soit vers l’est ou l’ouest, ou encore du nord vers le sud. Pour aspirer à en créer de nouveaux et avoir cette ouverture vers le monde – Europe, Asie, Afrique –, le navire doit être considéré. Non seulement le transport maritime est-il indispensable pour exporter des marchandises – ou en importer –, mais il présente également de nombreux avantages.

« L’industrie maritime et le Saint-Laurent ont un effet positif sur l’économie, l’environnement et le développement social, commente M. St-Pierre. Sur le plan économique, si on compare le ratio tonnes de marchandises transbordées aux autres modes de transport, le navire est moins cher et plus écologique. Il représente un peu moins de 1 000 camions et 300 wagons de train. Au niveau social, le bateau participe à la décongestion des grands axes routiers. »
« On sent que le secteur maritime est en effervescence ! Dans un contexte géopolitique qui a changé, le rôle de notre industrie n’a jamais été aussi important. Si on souhaite développer de nouveaux marchés, bénéficier des contrats fédéraux en matière de construction navale, notre secteur d’activité se doit d’être fort ! Et c’est l’un des objectifs de la Journée maritime québécoise, de faire en sorte que l’on positionne les occasions d’affaires autour du fleuve. »
Les défis de la main-d’œuvre
À l’égard de la main-d’œuvre, plusieurs défis se posent. Étant donné les nouvelles réalités engendrées par la décarbonation et la numérisation, il faut s’assurer que le personnel actuel et la relève aient les compétences requises pour maximiser le potentiel des différents outils technologiques existants. À travers ces compétences du futur et les formations offertes, on doit améliorer la compétitivité, la productivité, puis réduire les risques d’accidents de travail.
« On veut, certes, pouvoir compter sur un bassin de main-d’œuvre suffisant, mais aussi sur des gens qui possèdent les bonnes compétences et formations en fonction des nouvelles technologies. Ils pourront ainsi prendre les meilleures décisions, le faire plus rapidement et faciliter le travail, puis mettront en valeur le savoir-faire d’ici ! Des consortiums commencent d’ailleurs à se former pour proposer de nouveaux programmes de formation », note le PDG.
Article de Johanne Martin, Le Soleil, https://www.lesoleil.com/la-vitrine/2025/10/28/avantageux-et-plus-indispensable-que-jamais-5UK5J553A5A77FM6V2L4QPXA3I/