L’annonce de nouveaux tarifs douaniers de 50 % sur le cuivre par le président américain Donald Trump suscite de l’inquiétude à Rouyn-Noranda. La Fonderie Horne est la seule fonderie de cuivre au Canada et donc le principal producteur au pays.
Le président du syndicat des employés de la Mine Noranda, qui représente les travailleurs de la Fonderie Horne, tente de se faire rassurant en ce qui concerne cette hausse de tarifs annoncée par le président américain. Pour le moment, ces tarifs n’ont pas été officialisés par l’administration américaine.
Plusieurs personnes sont tout de même préoccupées à la Fonderie.
Plusieurs travailleurs sont inquiets. On m’a contacté à quelques reprises depuis hier. Pour le moment, on essaie d’être [rassurants]. [Ces tarifs] ne sont pas encore imposés, ça reste une menace. Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump menace d’imposer des tarifs et se rétracte ensuite, mais ce n’est rien de sécurisant pour les membres
, affirme Shawn Smith, président du syndicat des employés de la Mine Noranda. Celui-ci va rencontrer les dirigeants de l’entreprise à ce sujet dans les prochains jours.
La multinationale Glencore, qui possède la Fonderie Horne, n’a pas souhaité accorder d’entrevue sur ce sujet.
Le Canada et les États-Unis bénéficient d’une chaîne d’approvisionnement en cuivre solide et hautement intégrée à laquelle Glencore contribue activement. Il s’agit d’un [sujet] important pour notre entreprise et nous continuons de suivre de près l’évolution de la situation
, a précisé par courriel Fabrice de Dongo, porte-parole de Glencore Canada.
En mode solutions
De passage à Vancouver, la ministre de l’Industrie et responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly, a tenté de rassurer le milieu en rappelant que Donald Trump n’a pas encore évoqué de date pour l’entrée en vigueur de la nouvelle taxe évoquée.
Présentement, il n’y a toujours pas de décret présidentiel lié à la question du cuivre. On va voir ce qu’il se passe et si, en effet, la Maison-Blanche va de l’avant. Mais une chose est claire : nous allons faire en sorte d’être en contact avec les gens de l’industrie.Une citation deMélanie Joly, ministre fédérale de l’Industrie
Je suis déjà en contact avec Glencore. Plus tard, je m’en vais chez Teck Resources et mon objectif est de faire en sorte qu’on soit en mode solutions
, a-t-elle déclaré.
Article de Jean-Marc Belzile, Radio-Canada, L’imposition potentielle de tarifs douaniers sur le cuivre inquiète à Rouyn-Noranda | Radio-Canada